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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 15:00
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 12:29

« Si vous n’existiez pas, il faudrait vous inventer »

 

 

 

Prologue

 

 

 

 

Il fait frais, mon corps repose sur le sol, je sens l’humidité sous mes doigts. Alors que le brouillard règne dans ma tête, un murmure flotte et semble demander : « pourquoi ». Non… Ce n’est peut-être que le vent qui s’insinue dans celle-ci, ou la fin de ce rêve qui n’en finit plus. Une lumière aveuglante me brûle la peau. Je froisse un tissu dans ma main, j'y vois des mots. Je me redresse, tourne sur moi-même, ma tête est lourde. La forêt de toutes parts domine, noyée dans un bruissement d’eau. Une lettre m’apparaît sur ce tissu tachée de sang, il ne reste que quelques mots : ta trahison… jamais… pourquoi…

Je marche droit devant, vers l’eau, pour me laver de tout ce sang, le mien peut-être et celui d’un cœur de bête que je ramasse avec dégoût... tout est toujours flou. À quoi pouvait t-il servir ? La source est là. Révélée par la lumière, elle se laisse tourmentée par des roches, témoins endormis du passé.

 

De terres d’Écosse, d’Irlande ou de Bretagne, toutes ces forêts parlent le même langage. Par le sang elles sont liées, comme le lierre au chêne. Quel pouvait être le nom de celle-ci ? Son pays ? Une ancienne vie me rappelle à elle, cette forêt m’est inconnue mais si familière qu’elle en est glaçante malgré la douceur du levant.

 

Au loin, des chevaux sont lancés au galop. Leurs sabots claquent sur les pierres des chemins, ils entrent dans l’enceinte de la forêt, ils se rapprochent. Les cris des cavaliers troublent l’eau souillée de sang, son instinct frissonnant m‘induit à fuir. Sur le bord, un saule-pleureur laisse ses branches à la dérive du vent et du courant, créant un rideau où se cache l’âme perdue. Les claquements deviennent plus forts, jusqu’à en être étourdissants. Sur le haut de mon sein, près du cœur, se fait sentir une entaille. Le sang s‘évade sur ma chair, il coagule autour de la plaie saillante et ruisselle vers mon ventre. Le rouge envahit toujours plus le blanc de ma chemise. Je déchire un bout de celle-ci pour faire pression. Tout revient alors à mon esprit : les chevaux, le cavalier, l’épée, le sang sur mes mains… Un cri, j’entends un cri d’appel : « sorcière ». On attend une réponse.

le silence un instant puis :

- Sorcière, tu dois payer ton crime, rends toi.

La voix résonne, le vent se lève plus fort, les feuilles frémissent sur son passage. Il s‘engouffre à travers les bois changeant l‘atmosphère. Un frisson me traverse.

Ils sont trois, peut être quatre à attendre, à guetter un signe, un mouvement. Que dois-je faire ? Rester là ? Courir ? Mais où ?

De l’entaille ruisselle toujours un peu de sang. Mes assaillants ne sont plus très loin. Ils sondent le bois du bout de leurs épées tranchantes, les faisant ratisser toutes les fougères, buissons, talus des alentours. Des contusions s’observent à la surface de ma peau, ainsi qu‘une marque rouge dans la pliure de mon coude. Avant de penser à leur provenance, je prends une impulsion. Dans un élan, je prends la fuite. Courir ! Courir plutôt qu’être brûlée vive sur leurs bûchés devant la populace huant et crachant. Dans ma course, des ronces me déchirent la peau, les arbres défilent, une clairière scarifie l‘étendue, puis je m‘arrête ! Le vide, la fin, le néant sous mes pieds. La falaise rongée depuis des centaines d’années s’ouvre sur la mer. Une larme coule sur ma joue. Derrière moi, alors que mon accablement règne, j’entends déjà rire les cavaliers brandissant de leurs fourreaux quelques armes pour m’assassiner. L’un d’eux descendu de cheval engage ma défaite. Je recule d’un pas, puis de deux sans trop savoir. Un courant d‘air remonte des eaux alors que je regarde mon tombeau. Il avance d‘un pas assuré, son arme rangée. Il sait qu‘à ce moment il n‘y a plus d‘issue. Sa main prend mon cou avec force, ma gorge se sert, mes larmes coulent le long de cette main qui m’oppresse. Plus qu’un pas et c’est le vide, la chute est inéluctable. Leurs sourires satisfaits alors que je perds pied, contemplent ma descente aux enfers. Une vague frappe la craie de la falaise, de la rupture du monde, de l’en deçà et me ramène vers ses profondeurs pour l’au-delà. L’eau, l’eau qui pénètre partout, dans mon nez, dans ma bouche, et une mort lente et douloureuse qui se laisse attendre.

Le voile sombre de mon passé s’était évanoui alors que la mort approchait.   

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 21:40
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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 21:00

Et bien voilà, nous voici proche de la fin du premier tome de la 15ème Arcane et il est temps pour moi de :
- relire
- corriger l'orthographe
- un ami m'a dit que la ponctuation était "discutable" voir "à refaire" ( j'ai du travail!)
- vérifier la cohésion, la cohérance du déroulement de cette histoire fantastique.

étape à suivre? j'espère, je dis bien "j'espère", trouver une maison d'édition qui sera convaincu par l'histoire et près à attendre le deuxième tome du livre voir le troisième.

j'espère (et je dis bien "j'espère") que la lecture des "8/10" de mon roman fantastique vous aura parler.
tous ces personnages sont une part de moi et des personnes qui ont croisé ma route.
vous ont-ils plus? j'aurais au moins la satisfaction de me dire qu'il m'ont plus. j'ai aimé passé du temps avec eux, j'espère qu'il en a été de même pour vous.

j'espère (encore) à bientôt sur un format papier plutôt que numérique.
Nell est arrivé un 1er novembre 1237 et elle vous quitte, pour un temps, ce 31 novembre 2012.


Angélique E Mahé

 

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 14:42
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 16:22

Ce matin, dans les cuisines du château de Magimel une petite gue-guerre de cuisinières a éclaté. Personnellement, j'ai déjà choisi mon camps mais l'adversaire résiste sous prétexte de tradition.


L'objet de la dispute : la compote de pomme. Non, pas moins que ça!


Louise revendique que la recette traditionnelle impose pour un chaudron de beaux fruits un fond de sucre pour révéler la saveur première de la pomme. Mais la petite Margot a decidé d'y porter de l'originalité et du naturel. à bât le sucre, mettons du miel!


Voilà la petite qui s'affaire. Pour un chaudron de pommes découpées ajouter un centimètre de miel liquide dans le fond du récipient. Après avoir mixé les fruits et le miel ajouter de la poudre de noix pour structurer un goût plus élaboré, additionner un peu de poudre d'amande pour sa douceur. le résultat? fantastique! mais voilà, la tradition résiste, elle a fait ses preuves depuis longtemps. Alors, pour départager ce petit monde, viens le moment de goûter. Mais bon, il faut se rendre à l'évidence, il y aura toujours des traditionnelles et des originales. 


Louise conserve donc sa recette traditionnelle pour ses adeptes, Margot remporte une part du marché sur les aventuriers et d'autres, moins fidèles papilloneront à guise entre les deux chaudrons.


Moi, personnellement, je préfère avec le miel et les poudres. à vous de choisir votre camps...

 

 


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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 21:30

CIRRUS 72

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 21:22

KALI-72.jpg

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 08:58

SYMBOLE feule Feu


SYMBOLE-terre.jpgla Terre


 SYMBOLE-air.jpgl'Air


SYMBOLE-eau.jpgl'Eau

 


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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 09:40

 

L'Inquisition

 

Chapitre XXVIII

 

 

 

 

Une nouvelle guerre grondait, mais pas de notre coté.

 

 

Dans nos temps reculés, du coté de l’érèbe, la femme avait des difficultés à se faire entendre. Accouchant dans la douleur, tirée de la cote d’Adam, ses imperfections naturelles la rendaient inférieures aux yeux des hommes . Elle était l’épouse infidèle, la femme impressionnable, celle dont les faiblesses la rendaient vengeresse. Elle doutait de tout et de sa foi, elle était responsable de la première faute, celle d’avoir corrompu Adam. C’était bien connu, le Diable avait séduit la part du couple la plus faible, celle qui ne retrouvait l’honneur que dans sa virginité et sa maternité.

Pour cette image, la femme devaient remercier plusieurs métiers : ceux du clergé dont les prêcheurs, les médecins et les auteurs des temps antiques comme Aristote et Platon qui eut du mal à savoir s’il dû classifier la femme dans la même catégorie que l’homme ou dans celle des bêtes.

 

Prêcher était une profession qui avait sa place au sommet des vocations. Ce sacerdoce propulsait ses hommes plus près de Dieu. Ils luttaient contre le Diable, enseignaient les communautés. Les foules écoutaient attentivement ces marchants de vérités. Ils guidaient les âmes égarées sur le chemin du paradis en les écartant de celui de l’enfer. Ces grands orateurs imposaient la vision de l’Église.

Dans les discours théologiques, les trois vices féminins étaient : l’infidélité, l’ambition et la luxure.

Elle était la personnification des pièges du démon et unique responsable de l’adultère. « Les femmes sont des armes du Diable et les glaives par lesquels il attaque les hommes » H. Martin.

On affirmait qu’elles avaient neuf peaux et qu’il ne fallait donc pas hésiter à appliquer des raclées.

 

Les rares représentantes de fort caractère, instruites à la façon des anciennes, représentaient une menace qu’il allait falloir vite éteindre. Ces femmes guérisseuses, accoucheuses, étaient menaces de Dieu. Elles représentaient un contre pouvoir intolérable pour le patriarcat et l’Église.

Le célibat ecclésiastique n’arrangea en rien les rapports hommes femmes, ils avaient peur d’elles, du désir qu’ils avaient pour elles.

Les femmes touchent et troublent les âmes. Elle était un danger moral pour les clercs et pour eux, elles rapprochaient le monde de sa fin.

Ces prêtres représentants du savoir et de l’ordre publique, frustrés, firent naître dans le cœur des hommes une guerre sans merci contre la femme, « diable domestique » .

 

De la femme à la sorcière le chemin n’était plus très loin dans le cœur des hommes de religion et des naïfs.

Pour propager ce besoin de chasse aux sorcières, nous avions les gonfleurs de chiffre, ceux qui aimaient bien justifier « la nécessité » de leur travail en faussant « leurs » chiffres : les inquisiteurs de la grande Inquisition.

Malgré le fait qu’ils trichaient, c’est eux qui tuaient et entretenaient la peur. L’exagération, la tromperie, la torture, la fatigue étaient les outils de leur travail acharné. Dans le livre de l‘exode figure « tu ne laisseras pas en vie la sorcière ».

La sorcière était plus qu’une femme, c’était un être dévorant les enfants, volant la nuit. Elle se transformait en chouette et participait à la chasse sauvage menée par les diables. Tout ce folklore-ci, venait, lui, du monde de l’agriculture, un monde où certaines guerres étaient restées magiques et les enfants trop souvent perdus.

 

 

Cette année 1252, l’église allait redonner le droit officiel de torture aux inquisiteurs. La chasse était ouverte.

 

 

OOOO

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